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Le couple, une notion qui évolue

Je suis en train de préparer un atelier sur le couple. Je me suis donc penchée sur le sujet du couple. Qu’est-ce que le couple pour moi ?le couple vu par la société ? qu’est-ce que je peux apporter au couple ? comment je me définis dans un couple ? Comment je définis le couple ?


Le couple: une grande question ou plutôt, tant de questions.


Mais c’est en définissant ce mot que je me suis permise de réfléchir à l’amour unifiant, partagé entre deux êtres humains.


Le couple : Deux personnes réunies dans une activité. Première définition que j’ai trouvé en tapant « définition couple » sur Google. Exemple ; couple de patineurs.

Qu’est-ce que j’en pense ? Oui, je pense que c’est un peu ce que j’imagine. Deux personnes qui dansent la vie, qui tombent, qui se soutiennent, qui se regardent, qui se font face, mais qui se tournent aussi le dos, qui réalisent chacune leur chemin pour se rejoindre. J’aime beaucoup cette définition et l’exemple qui est donné.


La définition est simple. Tellement simple que ça m’a soulagée. J’entends aussi là-dedans le mot liberté d’être soi-même.


Je m’attendais à une définition si longue, si psychologiquement tordue que j’avais presque un peu d’appréhension à faire cette recherche. J’avais aussi un peu peur de voir que pour vivre le couple, il fallait absolument être marié, vivre ensemble etc. Mais non, certes, c’est la définition du Larousse, mais je ne me suis pas tellement arrêtée dessus car trop scolaire et sans doute un peu « mettre dans un moule ».



Il est vrai que la notion de couple est liée au mariage : un peu ancienne : c’est un fait. Bien que je ne fusse pas là pour voir à la Préhistoire si les mariages existaient vraiment ! Je ne vais pas parler ici des fameux Adam et Eve, parce qu’ils soulèvent bien trop de questions sensibles niveau patriarcat, féminisme, mariage etc. Leur couple imposé est un sujet un peu sensible mais si on y pense, on ne peut pas en vouloir à deux personnes perdues seules sur une planète toute neuve de se faire du bien (soyons fous !), si ?


Bien entendu, je ne me suis pas arrêtée là. Je prépare donc un atelier sur le couple. Pourquoi ?


Parce qu’après avoir vécu plus de 15 ans en couple, dont 5 ans de mariage et un divorce, je me suis dite qu’il était temps que je me pose dans mon journal et que je réfléchisse sérieusement à la question. Bien entendu, je n’ai que mes réponses et mes questionnements à proposer ici. Avec quelques suggestions d’une super thérapeute qui m’a permis de me questionner en douceur sur le sujet. Et puis, après quelques discussions avec des amies en couple et d’autres célibataires, je me suis rendue compte que je vivais mon rôle de maman. POINT. Ou était celui de femme qui partage sa vie avec un autre être humain, pour moi, de préférence masculine ? Au point mort. Oui, au point mort.


J’ai donc réfléchi à ce qui m’a amenée à mon premier couple, le tout premier. Il y avait une pression sociale de l’adolescente, début âge adulte. Une reconnaissance dans ce monde-là à avoir et une place à prendre. Si tu n’es pas en couple t’es moche, un looser et sans doute que tu pues ou que tu as le cheveu gras ou du gras tout court. Je le sais, j’étais pas toute fine à 15 ans. Donc 3 ans plus tard, quelques bons kilos en moins, quand le Prince Charmant c’est présenté, c’était un rêve de cendrillon qui devenait réalité. Même si l’histoire n’a pas duré des siècles et que la notion de couple avant 20 ans ce n’est pas vivre ensemble, mais se voir au bahut ou chez papa/maman/cinéma, ça reste une histoire de couple. Une belle histoire, romantique, généreuse, marquée par un voyage intense. C’était magique et à ce prince-là, je dis MERCI. Vivre une jolie histoire à 18 ans comme celle-ci, ça fait du bien au cœur et aux souvenirs. Reste qu’il n’était pas tellement question à l’époque de vivre ensemble.



Couple sur le cervin


Puis, le second, avec qui j’ai vécu réellement. J’ai appris à me mettre de côté, à faire plaisir, mais avec les supers bons côtés de tendresse, de fou rire, de folies. Relation passion, pas évidente à suivre. Mais porteuse. Mes premières relations m’ont permis de m’éloigner du mythe de Cendrillon, du prince charmant qui devait me sauver. Mais je me suis vite retrouvé dans la place de Savause, place que j'avais sagement apprise de ma lignée. Cependant, il manquait surtout une réflexion au sujet du couple. Toujours. C’est donc très naturellement que j’ai accepté la suivante et celle d’après. Parce que je ne voyais pas le couple comme je peux le voir aujourd’hui. Je voyais le couple comme un aboutissement de moi, de ma vie même : le « Si à 30 ans t’es pas en couple t’es Migros Data ». Oui, oui, ce n’est pas uniquement la question de l’horloge biologique, c’est aussi une question de société, du moins à cette période pour moi.


Donc un peu avant mes 30 ans, je me mets en couple, parce que je pense que je ne sais pas me réaliser sans l’autre. C’est ce qui est ancré profondément en moi à ce moment-là… J’ai envie de dire foutaise, mais non, pas tant que cela.


La société nous pousse vers le Nous, vers le couple. C’est très difficile de ne pas résister à la tentation et vivre une vie d’humaine solo. Ce que je veux dire c’est que forcément si on est seul / e, il y a un truc qui cloche -retour en arrière : grosse, moche, qui pue mais à cela s’ajoute sale caractère, mauvaise haleine, poilue, tatouée, à des enfants, etc !


Ce n’est pas « normal » de vivre seule et de ne pas être en couple. On peut vivre seule et être en couple mais seule sans être en couple, aie aie aie.. Forcément il y un truc qui cloche. Donc à ce moment de ma vie, le couple est une bouée de sauvetage et rester dans ce couple qui dysfonctionne très vite c’est normal, je dois y rester parce que sans lui (le couple et l’homme), je ne suis rien. C'est cela pour moi la vision du couple à ce moment là. Rien d'autre. 1+1 =2.


Mais revenons à nos moutons. Je suis une femme seule, maman de deux enfants et je ne suis pas en couple et il n’y a pas qu’une seule chose qui cloche chez moi, mais plusieurs et c’est TANT MIEUX ! Parce que je ne veux pas être parfaite, je ne peux pas. La pression sur les femmes est telle que je ne peux pas en plus être sans truc qui cloche. Ouf, me voilà sauvée. Et maintenant, après beaucoup de travail sur moi, je ne veux plus de ce couple sauveur. Je veux rester moi-même, continuer d’évoluer pour moi et non faire le travail de l’autre (pour cela, il y a des espaces de thérapie, hein dis ?).


Je peux donc revenir à la notion de couple et à mon atelier en préparation. C’est un atelier que je suis en train de monter, et comme un peu près tous les ateliers que je prépare je travaille sur le sujet en amont. Le couple est un sujet qui me touche et qui touche aussi des personnes de mon entourage proche et donc cela me questionne.


J’ai choisi de travailler l’axe du couple en commençant par qu’est-ce que le couple ? c’est quoi l’amour (souvent, ça va avec, enfin normalement). J’ai également choisi de travailler sur l’estime de soi, et l’amour que l’on se porte. Mais aussi sur l’espace du couple, ce lieu particulier où se rencontre deux personnes, deux personnes qui vont se mettre à patiner sur un terrain bien particulier où il faudra faire attention à tant de choses pour garder l’équilibre. Sur l’image que j’ai de l’autre, cet être parfait qui devrait rentrer dans les cases que je m’évertue à monter – oui parce que travailler sur l’autodérision en Journal Créatif® c’est possible. Casser des pré-jugés sur le couple s’est aussi possible et c’est même recommandé actuellement vu notre société qui est en grande mutation.


Ce travail, je le réalise moi-même, je réfléchis, je fais des recherches, je me questionne. Je veux comprendre où j’ai échoué, expérimenté dans