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C est pas toujours rose

Mais, si ça l était, je ne grandira pas...



Parfois c’est compliqué, comme en ce moment.


La maladie me poursuit depuis début novembre, plus de 2 mois de rhume, grippe et maux de gorge en tous genres. Surtout un épuisement.


Epuisement d’être en stand by au niveau des ateliers. Pour le moment, seuls mes deux emplois d’employée d’administrations et mon rôle de maman font mes journées et franchement, je ne suis pas bien, je me fane. Mon rôle de maman me permet de faire face à beaucoup d’effets miroirs et me permettent de grandir encore. Sauf que.... deux matins que mon réveil ne sonne pas, deux matins que ma fille me réveille à la dernière minute. À 8,5 ans, elle est mon réveil. J’ai honte, tellement honte. Je ne me sens pas à la hauteur. Et ce midi, j’ai oublié d’organiser le repas de mon fils. Car oui, il faut que j’organise encore car la maman de jour est absente.


Mes deux emplois de secrétaire ne me comblent pas. Même si je fais ce que j’aime dans ce métier, soit de l’analyse et de l’écriture, ce n’est pas ce que j’aime. Ce n’était pas mon choix à l’époque de ma formation, mais c’est mon choix actuellement pour des raisons qui ne me font pas vibrer. Et c est pas toujours facile d assumer des choix qui ne sont pas ceux du cœur. C est même difficile à tenir sur la longueur.


J’ai besoin de me rallier à la création et de créer des liens. J’entends patience, mais je ne suis plus patiente, j’en ai marre de patienter encore et encore. J’ai besoin d’avancer. J’ai besoin d’être autre chose que des mauvais choix, des mauvais réveils.


La maladie autour de la gorge en est la preuve vivante. Alors qu’est-ce que j’attends ?


Je ne sais pas, je ne sais plus. Ce n’est même plus de la peur, c’est de la lassitude. De chercher des clients qui ne viennent pas, de faire de la pub qui raisonne pour personne. De payer un site que peu de monde lit. De continuer sur les réseaux sociaux pour satisfaire le voyeurisme d’autres qui piquent mes idées et y mettent leur nom car, elles osent. De partager pour aider les autres et me sentir très seule en retour.


L’envie de tout abandonner me vient dans ses moments à l’esprit. C’est dur. Tout ce chemin, pourquoi ? pour faire des mauvais choix, encore.


Je ne sais pas si j’ai encore envie de partager ma pratique, si j’ai encore envie de partager ce qui me fait tant de bien, ayant l’impression d’être la seule à y croire. Je ne sais pas si j’ai encore envie de faire sourire et de voir des étoiles dans les yeux de mes potentiels clients, car là, tout de suite, je n’y crois plus. Je suis fatiguée de me battre. Fatiguée de faire les mauvais choix en amour, en amitié et dans la vie pro. Car cela va de pair avec une souffrance que je ne peux plus endurer, mon corps réagit, souffre et mon moral n’est plus convaincu par cette envie de changement.


Pourtant au fond de moi, je sais que c’est juste tout ce chemin. Que tout ce courage de changer de vie est juste car il est ce qui me fait vibrer. Que tout ce chemin ce n’est pas pour rien. Que lorsque je donne un soin, et que je vois le retour c’est tellement magique, que lorsque j’anime des ateliers et que je vois les clientes s’animer de magie c’est un cadeau pour tout le monde. Que tout ce que j’apprends en formation actuellement c’est génial et que je me réjouis de pouvoir le transmettre plus loin.


Mais, là, quand je regarde cette photo, que je vois la beauté du monde, j’ai juste envie de m’arrêter de lutter et de prendre le temps qu’il me faudra pour retrouver la paix mentale et physique.



Parce que c est ça, être en apprentissage, c est des hauts et des bas. C est des choix, bons ou mauvais à assumer. C est des envies d y arriver et des envies de baisser les bras. C est se remettre en question sans arrêt avec joie, colère, doute et dégoût.


Je ne serai pas celle qui baisse les bras, mais je suis celle qui vit sa tristesse, sans être une victime. Car la tristesse est une émotion qui permet de remettre les choses à leur place. Cette mélancolie est bénéfique. Je l accueille. Alors oui, aujourd'hui, c est un jour où j ai pris les rires de mes enfants en plein coeur, j ai demandé des câlins, j ai pleuré, j ai mangé n importe quoi, j ai fait du shopping. Mais aujourd'hui, j ai été une humaine. Juste une humaine avec des émotions en dent de scie et un ras le bol général. Humaine.


Et c est OK.


Ce soir, je prendrai le temps d éteindre mon téléphone, je lire un de mes livres reçus à Noël.


Je prendrais le temps de me préparer un repas avec des bons légumes, de manger assise et de le déguster ( oui parce que manger debout sur un quai de gare ou dans un bus entre 2 jobs, c est ma réalité 2 à 3 fois par semaine depuis septembre).


Ce soir. Je prendrais le temps de regarder un épisode d une série. Et je ferai une page de mon journal, et cela comme chaque jour depuis 3 ans.


Demain sera un autre jour, avec d autres émotions, un réveil qui sonnera et d autres perspectives.


Je prends soins de moi, j accueille mes émotions, mes ressentis et je prends le temps de les vivre.


Bien à vous et merci d être là.


Véronique


TALAMH un lieu pour se déposer, accueillir et grandir.