États émotionnels

Dernière mise à jour : 31 mars

Février 2022, la pandémie semble s'éloigner, mais la guerre éclate.

J'ai eu peur en mars 2020, comment j'allais gérer seule, comment protéger tout le monde, y compris les insectes ? J'ai eu peur, vraiment et puis de rester enfermée avec deux enfants: j'ai pu.. 2 jours.! Après, nous sommes sortis, tôt le matin, sûr de ne croiser personne. Il fallait sortir, prendre l'air de ce printemps qui était splendide. Mais se cacher.

J'ai vu des gens avoir peur de moi. Que peut-on répondre face à la peur de mourir ? Pas grand chose. Il faut croire en quelque chose de plus grand, de plus vaste, il faut avoir confiance en la vie et arrêter les infos, désolée, mais, c'est vrai !

Début avril 2020, j'ai arrêté de regarder les infos après un Temps Présent qui a juste été trop loin à mon goût dans le sensationnel. J'ai arrêté les infos *mains stream", au profil d'autres infos, mais pas moins toxiques pour mes états émotionnels. J'ai vécu des clashs avec des personnes de mon entourage, parce que je ne pensais pas comme eux. J'ai été mise au rang de paria de la société, pour un choix, alors que la maladie avait passé par mon corps. Bref, cela m'a remplie de colère, de rage même parfois. Que j'ai beaucoup, beaucoup exprimée, oralement mais beaucoup, surtout dans mon journal.

Oui, Madame Colère se fut moi, durant longtemps, bien avant le COCO. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point j'étais en colère. J'ai du travailler cette colère, beaucoup.

Et a ceux qui me disent " ah ouais t'étais vachement en colère à cette époque là, et encore, c'est pas fini !" j'ai envie de répondre, - mais si cette colère t'a autant touchée, c'est qu'elle révèle sans doute quelque chose chez toi, non ? Dans ce cas, je ne suis que le miroir de tes propres émotions. Ne me blâme pas d’être cette personne qui te révèle.. c'est mon métier en devenir.

Je reste une personne qui parfois, ne mâche pas ses mots. mais la colère, je l'ai transformée en force, je sais surtout l’utiliser pour avancer. Je sais aussi l'apaiser. Je suis une alchimiste de la colère. La colère ne me fait pas peur, je sais que quand je suis en colère c'est que je ne me suis pas respectée, ou que mes limites ont été atteintes. Je n'ai aucunement honte à m'exprimer avec cette émotion, car elle est sans doute une des plus sincère que je connaisse. La colère ne triche pas, une fois que l'on a compris que ce n'est pas à cause de l'autre mais plutôt parce que JE ne me suis pas écoutée. Là, réside toute la différence.

Dernièrement, dans le cadre de mon stage pour ma formation, j'étais dans une classe, le sujet de la semaine était la colère. C'était très intéressant de voir les enfants dessiner cette émotion, ceux qui arrivent à lâcher rapidement car ils ont déjà quelques outils (les enfants ont entre 7.5 et 9 ans), ceux qui connaissent beaucoup de mots grossiers, ceux qui vivent beaucoup d'acceptation, et il y a ceux/celles qui n'arrivent pas à exprimer ou pour qui c'est trop dur. Dans ces cas là, je suis là pour eux, pour les aider à passer cette étape, vivre cette émotion autrement par d'autres exercices, mais la reconnaître.

Dans mes stages, j'aurais eu des femmes, en groupe, en individuel, et toute une classe d'enfants. Un véritable apprentissage d'accompagnement qui auront été intenses et tellement riches.

Revenons à nos états La colère est dite mauvaise, mais pourtant quand on sait l’utiliser autrement que contre soi, c'est une véritable arme de force pour avancer.

En parlant de colère, en ce début d'année, je m'étais réjouie du temps de liberté que le gouvernement m'autorisait à vivre légalement. Et bam, une guerre qui était en sourdine depuis des années refait surface, aux portes de mon pays. Alors, il y a eu la peur, la colère aussi qui sont revenues. Mais pas longtemps pas comme avant.

Comment j'ai géré et je gère aujourd'hui ? Je passe beaucoup par mon journal, celles et ceux qui me lisent sur mon compte Instagram, vous avez sans doute pu voir passer une page avec une porte. C'est un exercice que j'aime beaucoup. Je dépose par l’écriture sur une page (de droite) tout ce qui me fait peur, ou tout ce qui me met en colère. J'écris tout. Il faut savoir que déverser ses émotions dites "mauvaises ou négatives" fait l'effet gros ménage de printemps, ça fait un bien fou, mais il faut vraiment y aller, avec le cœur, oser écrire TOUT. Si la page est trop sensible (au cas où il y aurait lecture irrespectueuse d'une autre personne, je passe de la peinture couleur peur ou colère dessus. Puis, je dessine une porte et je la découpe au cutter. Ainsi à travers cette porte, je crée ma zone de calme, ma zone de bien être, ma zone de sérénité. Et c'est un moment cocon que je m'offre. Effet calmant garanti.


Comme après une grosse marche, on est content de prendre un bon bain, non ? après l'effort, le réconfort.


Prenez soin de vos émotions: les accepter, les traverser c'est s'aimer tout les jours un peu plus. Aimez-vous !


Véronique Martin
Zone de calme après tempête émotionnelle





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